Crédits à la consommation

Les amortissements d’immobilisés incorporels et corporels

La notion d’amortissement d’immobilisé est un terme qu’on entend souvent en comptabilité. L’amortissement, qu’il concerne un immobilisé incorporel ou corporel, traduit la diminution de valeur d’un immobilisé au fil du temps.
 

L’amortissement d’un immobilisé

En règle générale, la valeur d’un immobilisé est réduite d’un certain montant, à chaque période. Si cette diminution doit être observée tous les mois, certains comptables ne réalisent cette comptabilisation que tous les ans, à chaque fin d’exercice.
En pratique, le montant de l’amortissement d’un immobilisé correspond à un pourcentage de sa valeur. Le pourcentage, quant à lui, reste variable suivant le type de l’immobilisé amorti ou sa durée de vie.
Dans le domaine de la comptabilité, on enregistrera à chaque période, une écriture dans laquelle un compte d’actif sera crédité afin de traduire la diminution de valeur. La même écriture débitera un compte de charge pour marquer l’usure de l’immobilisé. Au niveau comptable, on facilite la lecture en veillant à bien distinguer ce compte de charge du compte dans lequel l’immobilisé est classé.
 

Exemple d’illustration

Prenons à titre d’exemple, un immobilisé classé dans le compte 241000 qui correspond à un matériel dont le montant de départ est de 10 000 €.
Si l’amortissement de cet immobilisé est enregistré tous les ans, on observera une dévalorisation de 2000 € sur ce matériel, chaque année.
L’écriture comptable indiquera un crédit de 2000 € sur le compte d’actif 241000 et un débit de 2000 € sur le compte de charge 630241.
La valeur de l’immobilisé à la fin du premier exercice sera, par conséquent, de 8000 € (10 000 €-2000 €).
 

Les différentes méthodes de calcul de la valeur d’amortissement

La première méthode est la méthode linéaire : elle est utilisée dans le cas d’un immobilisé dont la durée de vie « comptable » équivaut éventuellement à 5 ans. Chaque année, sa valeur sera alors amortie de 20 %.
La deuxième méthode est le calcul dégressif : la première année, le taux d’amortissement utilisé est le double du taux utilisé dans la méthode linéaire qui correspond à 40 % si le taux appliqué est de 20 %. Durant les années suivantes, chaque solde sera amorti de 40 % jusqu’à ce que le taux linéaire présente un montant supérieur.
Mais la date d’acquisition de l’immobilisé ainsi que la durée de chaque exercice peuvent aussi être déterminants dans le calcul de l’amortissement :
  • On parle d’annuité complète lorsqu’on amortit toute l’annuité même si la date d’acquisition de l’immobilisé correspond au dernier jour de l’exercice, dans le cas d’un exercice comptable dont la durée ne correspond pas à 12 mois
  • On parle de prorata temporis par jour, lorsque le calcul de l’amortissement lors de l’année d’acquisition s’effectue à partir du nombre de jours d’acquisition de l’immobilisé.

source votre expert comptable paris